Évitez les routes départementales en réglant votre GPS sur les grands axes
Évitez les routes départementales en réglant votre GPS sur les grands axes
Pour éviter les routes départementales, demander un trajet « rapide » ne suffit pas toujours. Vérifiez les options qui excluent les autoroutes ou les péages, comparez les variantes proposées et imposez des points de passage lorsque le GPS choisit un raccourci peu confortable. Vous pourrez ainsi privilégier les nationales, les voies rapides, les rocades et les contournements, sans enchaîner les villages, les virages ou les chaussées étroites.
Pourquoi le GPS vous envoie sur une départementale
Une route départementale n’est pas forcément une mauvaise route. Certaines assurent des liaisons fluides et bien entretenues. D’autres traversent des agglomérations, suivent un relief marqué ou comportent des portions sinueuses où la vitesse moyenne reste faible. En France, le réseau départemental représente 378 000 km, soit environ 35 % du réseau routier français. Il apparaît donc très souvent dans les calculs d’itinéraire.
Estimer le coût et la durée d’un trajet
Comparez jusqu'à trois itinéraires pour optimiser vos déplacements. Note : Le trafic, les détours et la consommation réelle peuvent faire varier ces résultats.
- Carburant consommé (L) = (Distance × Consommation) / 100
- Coût carburant (€) = Carburant consommé × Prix au litre
- Coût direct total (€) = Coût carburant + Péages
Le plus court n’est presque jamais le plus confortable
Un algorithme peut retenir une départementale parce qu’elle réduit la distance, même si elle multiplie les ralentissements. Entre un carrefour, un tracteur, un passage piéton, une limitation à 80 km/h et des virages, la vitesse indiquée sur un panneau ne correspond pas à la vitesse moyenne du trajet. Un exemple l’illustre : 50 km de départementales peuvent être préférés à 65 km de nationale, alors que le second parcours est plus régulier.
Sur un long trajet, le bon critère est souvent le temps de conduite stable, plutôt que le kilométrage minimal. Un itinéraire légèrement plus long peut réduire les relances, les freinages et la fatigue, surtout lorsque la route traverse plusieurs villages.
Les réglages d’évitement peuvent provoquer l’effet inverse
Lorsque l’option « éviter les autoroutes » ou « éviter les péages » est activée, l’application doit trouver une solution de remplacement. Elle bascule alors fréquemment vers les routes nationales, puis vers les départementales et les voies locales lorsque la continuité du réseau l’impose.
Avant d’accuser le GPS de proposer un itinéraire aberrant, vérifiez donc ces préférences. Elles expliquent une grande partie des détours par les petites routes. Pour favoriser les grands axes, désactivez l’évitement des autoroutes si vous acceptez de les emprunter et examinez les variantes avant de lancer le guidage.
Configurer Waze, Google Maps et TomTom avec méthode
Aucune de ces applications ne garantit, dans tous les cas, l’exclusion absolue des seules routes départementales. Les menus varient selon les versions, le téléphone, le modèle de GPS et la cartographie. L’objectif réaliste consiste à favoriser les grands axes, puis à contrôler le tracé avant le départ.
| Application | Réglages à vérifier | Limite à connaître |
|---|---|---|
| Waze | Évitement des péages, des autoroutes, des routes non pavées et des ferries ; affichage des itinéraires alternatifs. | Le trafic en temps réel peut déclencher un recalcul vers une route secondaire. |
| Google Maps | Options d’itinéraire avant le départ : péages, autoroutes et ferries ; comparaison des trajets proposés. | Il n’existe pas toujours de commande dédiée aux seules routes départementales. |
| TomTom | Profil de parcours, préférence pour le trajet le plus rapide, routes à éviter et cartes à jour. | Les possibilités dépendent du modèle et du logiciel embarqué. |
Sur Waze, évitez de cumuler les exclusions
Dans les réglages de navigation, contrôlez d’abord l’évitement des autoroutes et des routes à péage. Désactivez ces options si votre priorité est de rester sur des axes continus. Gardez l’évitement des routes non pavées et des ferries si cela correspond à votre véhicule et à votre trajet.
Une fois la destination saisie, consultez les itinéraires alternatifs. Choisissez celui qui suit une autoroute, une nationale ou une rocade clairement identifiable, plutôt que celui qui affiche seulement quelques minutes de moins. Le trafic en temps réel peut toutefois déclencher un nouveau calcul vers une route secondaire. Vérifiez la carte après chaque modification importante.
Avec Google Maps et TomTom, comparez avant de lancer le guidage
Sur Google Maps, ouvrez les options d’itinéraire avant de démarrer. Assurez-vous que les autoroutes et les péages ne sont pas exclus par défaut, puis comparez les tracés disponibles. Regardez la carte à une échelle suffisamment large : un parcours qui zigzague entre plusieurs bourgs annonce rarement une conduite reposante.
Sur TomTom, sélectionnez le profil le plus rapide et actualisez les cartes lorsque l’appareil le permet. Les déviations, les nouveaux échangeurs et les fermetures temporaires sont plus difficiles à prendre en compte avec une cartographie ancienne. Dans tous les cas, les intitulés peuvent différer selon la version du logiciel.
Reprendre la main avec des étapes imposées
La solution la plus fiable pour éviter les routes départementales consiste à ne pas laisser au GPS une liberté totale. Définissez votre trajet comme une série de destinations successives : une entrée d’autoroute, une rocade, une ville desservie par une nationale ou une aire de service. Le guidage reliera ces repères au lieu de rechercher son propre raccourci à travers le réseau local.
Considérez le trajet par niveaux. Commencez par le corridor principal, composé d’autoroutes, de voies rapides ou de nationales. Ajoutez ensuite les accès locaux nécessaires au départ et à l’arrivée, puis prévoyez une solution de secours en cas de bouchon. Cette méthode évite de vouloir supprimer toute départementale alors que quelques kilomètres de desserte locale peuvent rester utiles.
Le but est surtout d’éliminer les longues séquences secondaires qui remplacent inutilement un axe structurant. Une étape bien placée suffit souvent à maintenir le GPS sur la route souhaitée.
Une préparation simple en cinq vérifications
- Repérez sur la carte l’axe principal : autoroute, nationale, voie rapide ou rocade.
- Ajoutez une ou deux étapes sur cet axe, sans multiplier inutilement les destinations.
- Comparez la distance, la durée, les péages et l’aspect général des tracés.
- Consultez les informations de trafic, les travaux et, en montagne, les conditions de circulation ou les cols fermés.
- Prévoyez le carburant et les pauses sur les grands axes pour ne pas devoir les quitter au dernier moment.
Choisir entre autoroute, nationale et itinéraire gratuit
Éviter les routes départementales ne signifie pas choisir automatiquement l’autoroute. Une nationale aménagée, une voie express ou une rocade peut offrir un bon compromis entre coût et confort. Les autoroutes françaises totalisent 11 800 km et permettent une vitesse maximale annoncée de 130 km/h lorsque les conditions l’autorisent. Elles apportent surtout une circulation plus homogène, moins d’intersections et des services réguliers.
| Type d’axe | Atouts | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Autoroute | Continuité, aires de service et conduite plus régulière. | Péages et trafic dense pendant les départs en vacances. |
| Nationale ou voie rapide | Souvent gratuite, tracé direct et bon compromis. | Traversées urbaines et portions moins homogènes. |
| Départementale | Gratuite et accès direct aux zones rurales. | Virages, villages, dépassements difficiles et fatigue accrue. |
Le coût utile est un coût global : péage, carburant, temps passé au volant et fatigue. Un trajet Paris-Marseille peut représenter 50 à 60 euros de péages, mais une route gratuite plus longue ou plus lente n’est pas automatiquement économique. Une conduite saccadée, des relances fréquentes et un détour important peuvent augmenter la consommation.
Si vous empruntez souvent l’autoroute, un badge télépéage peut aussi donner accès à des réductions pouvant atteindre 30 % selon les offres. Comparez donc le prix affiché avec le temps gagné et la régularité du parcours, plutôt que de regarder uniquement le montant du péage.
Adapter l’itinéraire au trafic, au véhicule et à la météo
Un trajet sur les grands axes reste préférable lorsqu’il correspond aux circonstances. Les A6 et A7 sont particulièrement congestionnées pendant les vacances. Partir en dehors des périodes de pointe peut éviter que le GPS vous propose des échappatoires départementales peu agréables. En Île-de-France, Sytadin surveille 1 200 km de routes et complète utilement les alertes de navigation pour repérer les zones chargées.
Avec un véhicule ancien, peu puissant, chargé ou tractant une remorque, évitez les raccourcis comportant de forts dénivelés et des routes à épingles. À moto, la chaussée, la météo et le risque de gravillons méritent autant d’attention que la durée estimée. En montagne, une route apparemment rapide peut devenir inadaptée en cas de neige, de brouillard ou de fermeture saisonnière.
Dans ces situations, privilégiez un itinéraire plus long mais lisible, avec des stations-service et des points de pause identifiés. Cette préparation limite les changements imprévus et réduit le risque de quitter un axe principal sans solution claire.
Enfin, laissez le GPS vous informer sans lui déléguer entièrement la décision. Si un recalcul vous écarte brutalement d’une nationale pour gagner quelques minutes, observez la carte avant d’accepter. Une déviation peut être justifiée par un accident ou des travaux. Une longue série de petites routes pour contourner un ralentissement modéré l’est beaucoup moins.
La meilleure navigation associe les données en temps réel, la préparation du parcours et le jugement du conducteur. Les réglages réduisent les raccourcis indésirables, mais seule la vérification du tracé permet de confirmer que l’itinéraire correspond réellement à vos priorités.